Des systèmes automatisés aux systèmes coopérants
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Des perspectives

par Stéphane Ploix (6/09/2009)

Deux perspectives importantes sont apparues au cours de nos recherches. L’une concerne la conception d’outils permettant de résoudre des problèmes de diagnostic sur un mode coopératif Homme-machine afin de mieux accompagner l’Homme durant les processus de diagnostic. Jusqu’à maintenant le diagnostic a été conçu comme un processus de résolution à un cycle : formulation du problème, résolution puis décision. Or, nous avons vu que dans certaines situations, cette approche n’est pas réaliste. L’approche interactive que nous avons évoquée permet de lever certaines des limites des approches actuelles en permettant à un expert d’être assisté sans avoir à expliciter toute la connaissance sur le comportement d’un système et réciproquement, à l’automate d’être renseigné par l’expert. Cela pose de nouveaux problèmes dont celui de la gestion de la coexistence de modèles liés à des niveaux d’abstraction différents. L’autre perspective importante qui s’est dégagée est celle de l’assistance à l’installation de systèmes de diagnostic pour laquelle, contrairement à l’analyse diagnostique, il existe peu d’outils d’aide parce que le processus ne peut être totalement automatisé. Là aussi, il faut concevoir cette étape comme un processus et assister l’installateur en tenant compte de ce qu’il peut raisonnablement expliciter. Cela pose des questions intéressantes sur la génération automatique de tests, qui constitue une étape supplémentaire à la conception de sous-systèmes testables. La découverte au sens plug&play d’un système montre que tout ne peut pas être automatisé et qu’une coopération Homme-machine est nécessaire.

L’axe gestion des flux d’énergie dans le bâtiment a conduit à des résultats prometteurs mais la prise en compte de l’Homme, de ses besoins, de son comportement, n’en est encore qu’à ses balbutiements. Il faut passer d’un paradigme où l’Homme est modélisé comme une perturbation à un paradigme où l’Homme est le coeur du système. Ce besoin est d’ores et déjà apparu dans les problèmes de construction de plans anticipatifs optimaux où il apparaît que si les habitants sont absents et ne demandent aucun service, la solution optimale est de ne démarrer aucun service. Peut-on vraiment parler de perturbations liées à la présence des habitants dans ces conditions ? Il faut travailler à définir des méthodes prenant l’Homme comme objet central à tous les niveaux : la découverte et l’aide à la configuration au niveau de l’installation, la prédiction du comportement des habitants et la façon d’interagir avec les habitants au niveau de la gestion énergétique et enfin, la simulation du comportement des habitants au niveau de la validation. A cela, il faut encore ajouter un besoin qui tend à se préciser : l’aide au diagnostic de dysfonctionnement dans le bâtiment et la préconisation sur le remplacement ou l’ajout d’équipements.

Le champ de recherche à mener est donc très vaste et ne pourra se faire qu’en développant des coopérations avec d’autres domaines scientifiques mais aussi avec des industriels car la coopération Homme-machine de type horizontal requiert des données d’expérimentation, et pour les obtenir, il faut rendre réelles les idées.


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